Changement climatique : tous sur le même bâteau !

Le changement climatique, voilà un thème qui inspire la jeunesse. Un petitOn fait quoi tour de table auprès des étudiants en 2ème année de la filière Communication et journalisme de l’Essva a permis de constater que tout le monde est d’accord sur un point : l’Homme est le premier responsable de la dégradation de l’environnement. “L’Homme a ccéléré le processus”, précise Hasina Randriatsihoarana. Odilon Ernet Rafalimanana Andriamanomelaza, d’Ambalavao, remonte plusieurs milliers d’années en arrière pour dire que “l’Homme n’a cessé d’exploiter la nature. Or, cette insatisfaction incessante, ce besoin considérable, entraîne aujourd’hui une instabilité. D’où le problème majeur de toute l’humanité actuelle qu’est le changement climatique”.

Tout le monde connaît la litanie des conséquences de la dégradations de l’environnement, notamment ses conséquences climatiques. Mirado Andry Rabenjamina a évoqué, par exemple, les “nuages noires (black fog) qui deviennent des pluies acides”…

En ce qui concernce particulièrement Madagascar, Hantsanaina remarque “qu’il n’y a plus deux saisons qui s’alternent, le froid de l’hiver devient insupportable à Antsirabe et les grêles ravagent les récoltes pendant l’été”.

Nirina va plus loin dans ses exemples : “le 7 octobre 2009, des animaux ont péri auKenya par manque d’eau. L’année dernière, en Grèce et en Italie, la température a monté très haut. Et cette année encore , pendant la conférence sur le changement climatique, on a annoncé quel a température sur la planète terre a augmenté de 2° C depuis quelques années”.

“Le changement climatique me concerne vachement car, quelque part, il y a une part de ma responsabilité. Je suis toujours honteuse quand je voyays des gens qui détruisait des forêts sans réfléchir. C’est pourquoi, je fais des études pour avoir des compétences afin de sensibiliser les gens, surtout dans les villages”, déclare Albertine Zénia Ianjasoa, d’Ambanja, avant d’ajouter : “il faut sensibiliser les villageois à s’orienter vers d’autres systèmes de cultures en leur donnant des formations”.

Marsina Stella Raharimanantsoa, de Befandriana, une petite ville enclavée du nord-ouest de Madagascar, veut mettre l’accent sur la forêt, poumon de laplanète. « Il faut un partage des connaissances scientifiques et des expériences en gestion durable des forêts. Mettre sur pied un groupe d’experts internationaux, des organisations internationales et des institutions spécialisées et autres instruments juridiques pour le secteur forestier ».

Le milieu urbain n’est pas épargné, selon Felaniaina Tsiriharijaona, qui estime que  “comme un ménage français produit des déchets de 1 kg par jour, on doit former la population à recycler et à transformer ces déchets en de choses utiles”.

« Il faut être sévère dans l’application des codes juridiques et sanctionner tout acte qui se rapporte à la destruction de l’environnement », selon de son côté Rojo Nantenaina Andriantsarahoby.

Moins coercitive, Vololomboahangy Laingotiana Raveloson, propose une solution plus pédagogique, qui doit commencer à partir de l’enseignement scolaire. Pour elle donc, il faut mettre en place “desjardins éducatifs dansles écoles. Cette activité offre un apprentissage pratique tout en développant les sens. De plus, le jardinage réclame soins et responsabilités”. Melycia Haingoniaina Rakotonindrina abonde dans ce sens en proposant de réaliser des “concours sur l’environnement auprès des jeunes et d’inclure l’environnement dans le programme scolaire”.

“Nous pouvons encore lutter pour que ce changement ne s’aggrave pas”, martèle Valisoa, de Fianarantsoa. “Il paraît que le changement climatique est irréversible. Néanmoins, retarder le désastre est possible. Tout dépend de nous tous ensemble”, conclut kimyboy.

Une des plus terribles conséquences du changement climatique : la fonte des glaciers !

Une des plus terribles conséquences du changement climatique : la fonte des glaciers !

Quand le bruit s’en mêle…

Miarisoa Hanitra Rakotomalala (Antsirabe) a voulu élargir le débat sur l’environnement en parlant de la pollution sonore et de ses conséquences néfastes. “Le bruit peut avoir un effet sur l’audition, explique-t-elle. Il peut provoquer une fatigue auditive, c’est-à-dire une perte provisoire de l’audition. Le bruit est aussi un facteur de stress, il entraîne une palpitation chez les gens âgés. Le bruit gêne aussi le développement du langage et l’acquisition de la lecture chez les enfants”.

Voir également les blogs de Lyva et Santatwyx.

2 réponses jusqu'à présent »

  1. 1

    jogany a dit,

    excellent cet article! une excellente idée d’exposer les actions locales et les idées des activistes!

  2. 2

    [...] de table de la classe ESSVACOM d’Antsirabe Le changement climatique, voilà un thème qui inspire la jeunesse. Un petit tour de table auprès [...]


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